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Ça y est, vous avez décidé de votre orientation professionnelle vers la traduction. Bon choix! La prochaine étape consiste à suivre le parcours idéal parmi les options qui s’offrent à vous. Voici quelques points à considérer pour vous aider à prendre une décision.

La langue de travail et le programme d’étude

D’abord, vous devez songer à vos langues de travail, soit les langues source et cible. Au Québec, les principales combinaisons sont de l’anglais vers le français ou du français vers l’anglais. Comme la traduction exige une grande maîtrise de la langue d’arrivée, les traducteurs d’ici traduisent généralement vers leur langue maternelle.

Je suis…       francophone. Donc, je traduis vers le français.

Je suis…       anglophone. Donc, je traduis vers l’anglais.

Au Canada, les programmes d’étude en traduction sont principalement axés sur ces deux langues. Ils vont du certificat au doctorat, mais le baccalauréat offre généralement la formation la plus complète. Durant votre apprentissage, vous affinerez votre compréhension de la langue source et deviendrez des experts de la langue cible. Les programmes se composent de cours variés : histoire et théorie de la traduction, outils informatiques, techniques de rédaction, terminologie, linguistique, langue de spécialité, traduction pratique et plus encore.

Les programmes universitaires en traduction sont nombreux. Pour prendre une décision éclairée, il vaut donc la peine d’étudier avec soin les différentes formations offertes. Sachez par ailleurs que certaines universités exigent des cours préalables de niveau collégial et trient leurs étudiants sur le volet au moyen de tests de français et d’anglais.

Le domaine de spécialité

Vous avez déjà en poche un baccalauréat en droit, en finances ou en pharmacologie et la traduction vous intéresse? Pourquoi ne pas mettre vos études antérieures à profit en devenant traducteur spécialisé dans votre domaine? Pour faire le saut, plusieurs options s’offrent à vous : DESS, bac, majeure, mineure ou certificat en traduction.

À l’inverse, si vous n’avez pas ce profil, vous pouvez vous initier aux langues de spécialité dans le cadre d’un baccalauréat en traduction. Vous obtiendrez ainsi une solide formation en traduction générale, en plus de notions de base dans une discipline de votre choix parmi celles qui vous sont offertes. Pensons notamment aux domaines scientifique et technique, biomédical et pharmaceutique, économique et commercial et juridique.

Les petits extras

Les programmes universitaires en traduction rivalisent d’options qui vous permettent d’ajouter des cordes à votre arc. Par exemple, certains d’entre eux proposent l’orientation COOP, qui permet aux étudiants de faire trois stages d’un trimestre en milieu de travail. Ainsi, au terme de leurs études, les diplômés ont déjà cumulé 12 mois d’expérience pratique en traduction, en plus d’avoir noué des liens avec des professionnels du milieu.

Par ailleurs, certaines universités permettent les séjours d’étude à l’étranger. Quoi de plus intéressant pour de futurs langagiers cherchant à parfaire une de leurs langues de travail? Une session à Londres ou à Paris, pourquoi pas!

Les perspectives d’emploi

Aux yeux de certains, le simple fait d’être bilingue suffit pour devenir traducteur. Dans ces circonstances, pourquoi perdre son temps sur les bancs d’école? Si le pari n’est pas impossible, il demeure néanmoins risqué. La formation en traduction dépasse largement l’étude des langues, et les candidats sans diplôme risquent de voir leur CV rejeté d’emblée par les employeurs. Par ailleurs, pour obtenir le titre de traducteur agréé – un plus pour décrocher un emploi –, il vaut mieux avoir son diplôme en poche.

Terminons sur un fait important : les cabinets dignes de confiance n’embauchent que des diplômés. Autrement dit, on ne s’improvise pas traducteur. La formation universitaire est un gage de qualité supplémentaire pour les employeurs. C’est donc le meilleur moyen de s’ouvrir les portes du marché du travail.